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Énième expulsion des étudiants Congolais au Burundi : Le régime Tshisekedi sous silence

La situation des étudiants de la République Démocratique du Congo vivant au Burundi reste complexe. Ces étudiants continuent de se heurter aux multiples problèmes dont celui lié aux documents migratoires tel qu’exigé par les autorités burundaises.

Au cours d’une interview avec le porte-parole des étudiants congolais au Burundi Vital Cirhuza lundi 9 décembre 2019, celui-ci a fait savoir que le gouvernement burundais exige à tous les étrangers et particulièrement aux étudiants ressortissants de la RDC, d’être en ordre avec le passe- port ou un autre document pouvant recevoir le visa Burundais.

Vital Cirhuza indique que depuis que cet ultimatum leur avait été accordé, le comité représentatif des étudiants a entamé des démarches pour trouver des solutions avant l’expiration de ce délai, mais regrette de voir que jusqu’à présent, aucun signe rassurant de la part des autorités n’est visible.

« Le gouvernement burundais a demandé à tous les étrangers en particulier, aux étudiants congolais d’avoir des documents migratoires fiables. Nous avions posé ce problème à nos autorités congolaises, en commençant par l’ambassadeur de la RDC au Burundi. Nous nous sommes déplacés à plusieurs reprises non seulement pour demander des audiences auprès des autorités locales, même lorsque le Président de la République a effectué sa visite officielle au Sud-Kivu. Malheureusement on n’a pas pu le rencontrer en personne, on a été en contact avec des gens de sa délégation, et on les a expliqué notre problème. Ce qui est malheureux, est que maintenant, nous sommes en train d’assister à des scènes qui ne sont pas explicables. Il y a une dérogation qui a été donnée par le gouvernement burundais la quelle malheureusement, est en train d’expirer, sans que les étudiants congolais aient une réponse aux différentes doléances présentées aux autorités », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le porte-parole des étudiants congolais au Burundi souligne que sur les 6000 étudiants concernés par cette mesure, moins de 200 seulement se sont déjà mis en ordre, et détiennent présentement leurs passeports biométriques. Il craint qu’au regard des tracasseries policières et emprisonnements dont ils ont été victimes au mois de septembre dernier, la situation ne s’empire.

Il souligne que dans leurs démarches, des alternatives pour décanter cette situation ont été émises. C’est notamment cette demande au gouvernement congolais de rabaisser le prix du passeport congolais afin de permettre à chaque étudiant de se le procurer.

« Nous sommes obligés d’avoir les documents, et pour les avoir il faut la part du gouvernement. Nous avions donné des alternatives dans nos propositions : il y a un document tenant lieu de passeport qui permet la circulation dans les pays voisins, ce document et délivré par l’ambassade de la RDC au Rwanda et a, une validité de 2 ans. Avec ça un étudiant peut avoir le visa et vivre aisément dans ce pays hôte, malheureusement on ne le retrouve pas à l’ambassade de la RDC au Burundi » ; ajoute-il.

Signalons qu’au cours de la récente manifestation des étudiants sous l’initiative du collège provincial des étudiants, le porte-parole provincial Michel Akilimali Zaramba avait soumis cette problématique au gouverneur de province.

Théo Ngwabidje Kasi avait souligné que des pourparlers entre lui et ses collègues gouverneurs du Burundi étaient en cours et que dans les jours qui suivent, il pourra tenir informer le collège des avancées de leurs discussions.
Rappelons qu’au cours du mois de septembre dernier, plusieurs étudiants congolais au Burundi ont été arrêtés et jetés en prison par des éléments de la police nationale burundaise pour non détention des documents migratoires.

Suite à cette situation, les étudiants concernés ont entamé une grève depuis lundi 22 septembre 2019, sur tout le territoire du Burundi.
A ce temps, ni l’ambassade congolaise ni le consulat congolais à Bujumbura n’a réagi favorablement pour aider à décanter la situation. Néanmoins, Les étudiants congolais espèrent que les autorités congolaises et la communauté internationale vont s’impliquer afin de les aider à terminer cette année académique.

Pascal D. NGABOYEKA

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