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Nyiragongo : Les populations réclament où enterrer leurs morts

Au cours d’une tournée effectuée ce jeudi 29 octobre dans cette partie de la province du Nord Kivu par la rédaction de Congo Witness, les populations de sur place manifestent des besoins énormes qui nécessitent des solutions immédiates.

Les habitants nous ont révélé qu’en dehors de la carrence en eau potable, les conflits fonciers, coutumiers, des enlèvements et autres cas d’insécurité voire des marchés publics, auxquels ils n’ont jamais trouvé des solutions,ces derniers réclament un entrerrement digne de leurs morts.

Constat, sont inhumés dans leurs propres parcelles,les autres dans les champs où des années plus tard les tombes disparaissent et au dessus d’elles sont semées des légumineuses et autres tubercules consommées par les mêmes populations.

« Mon frère est décédé il ya trois ans,sa tombe a déjà disparu, là où il fût inhumé c’est devenu un champ de maïs » nous révèle John Hakiza un jeune de Nyiragongo ; pour Mukamana veuve de son état à chaque instant qu’elle se réveille et voit la tombe de son mari dans la parcelle elle a tendance de pleurer ayant encore frais les souvenirs de ce dernier décédé en 2019.

Le souhait ardent de tous ces derniers est que l’État ou un bienfaiteur même parmi les députés élus tant au niveau national que provincial s’impliquent dans la recherche d’une concession pouvant servir de lieu d’hunimation.

Contacté aussi à ce sujet le président de la société civile et ceux des certains groupements et village,voire ceux de la jeunesse dénoncent le fait qu’il y ait un cimetière privé qui coûtent très cher et va au delà des moyens de ces pauvres et paisible citoyens,ce qui est la cause principale de cette profanation, ceux-ci expriment le même souhait.

Le chef du groupement Munigi Munihire Bagore Kakoti a laissé entendre que la requête est sur la table du chef de la chefferie de Bukumu et à celle de l’administrateur du territoire, et les solutions sont en cours de recherche, parceque selon lui cette question préoccupe au plus haut niveau la hiérarchie territoriale.

La question que se posent d’autres chefs des villages rencontrés à quand la solution étant donné que tous les champs risquent d’être confondus au tombe ?

ALI ASSANKA Darius

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