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Dossier Kamerhe : Samih Jammal évacué, Kamerhe attend toujours l’autorisation de son partenaire Tshisekedi

Condamné à 20 ans de travaux forcés, Vital Kamerhe va bientôt totaliser 8 mois en prison et, est entre la vie et la mort au Centre Hospitalier Nganda de Kinshasa. Selon la journaliste Belge Colette Braeckman, la vie de Vital Kamerhe, l’un des hommes politiques les connus du Congo et toujours très populaire dans l’Est du pays, ne tient plus qu’à un fil.

Hospitalisé au centre Nganda à Kinshasa, la journaliste Belge affirme que Kamerhe  aurait perdu 18 kilos, sa tension serait tombée à 8,5 et, inconscient, il a été placé sous assistance respiratoire.

Comme tout le monde le croit, seule l’évacuation sanitaire urgente pourrait peut-être le sauver.

Le Ministre de la Justice a quant à lui affirmé que le gouvernement congolais étudie les mécanismes de son évacuation. Une telle décision dépend directement du chef de l’Etat Félix Tshisekedi; écrit Colette Braeckman.

Celle-ci revient aux différentes évacuation du père de l’actuel Chef de l’État congolais Étienne Tshisekedi et qui étaient financées par l’ancien Président Mobutu.

« Autres temps autres mœurs : alors que jadis le père du président actuel, Etienne Tshisekedi, opposant farouche au président Mobutu, bénéficia plusieurs fois d’évacuations sanitaires autorisées, (sinon financées) par le chef de l’Etat, il apparaît que son fils serait trop occupé par la fin des consultations nationales pour autoriser une telle mesure » ; lit-on dans le carnet de Colette Braeckman intitulé la descente aux enfers de Vital Kamerhe.

Malgré plusieurs mouvements des militants et sympathisants de Kamerhe pour clamer son innocence, son sort semble être hermétiquement scellé par son allié et partenaire de l’accord de Nairobi. Cela est prouvé par l’autorisation d’évacuation de l’homme d’affaires libanais Samih Jammal pour les soins à l’extérieur du pays.

L’esprit de ce cahier de Colette rencontre la position de plusieurs cadres de l’UNC et tout ceux qui partage l’idéologie de Kamerhe, en disant « en réalité, le procès fait à Kamerhe fut aussi politique que judiciaire », un acharnement contre la personne de Kamerhe.

Rémy Kasindi pense quant à lui que pour sauver le Soldat Vital Kamerhe, la population du Sud-Kivu doit prendre conscience en se mobilisant comme un seul homme pour sauver sa peau. Il conclut en disant que « l’heure est grave, nous devons agir ».

Thierry M. RUKATA

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