Politique & Gouvernance

Crise politique en RDC : Félix Tshisekedi faisant partie du problème, Amka-Congo exige des élections anticipées à tous les niveaux

Le Collectif Amka-Congo a enfin réagit au discours du Chef de l’Etat prononcé le dimanche 6 décembre 2020, il dit avoir suivi avec attention soutenue, les décisions qui ont été prises, dont celle mettant fin à la coalition FCC-CACH qui pourtant, gère le pays depuis deux ans bientôt.

Les mouvements citoyens membres de ce collectif estiment qu’au lieu de l’évaluer, par surprise, on nous pousse vers un harcèlement physique et un sabotage institutionnel sans précédent.

Ils jugent le discours du Chef de l’État comme un discours de campagne cousu des fils blancs, peint d’un triomphalisme et d’un populisme.

« Ce discours ne tient pas compte de notre diversité, la géopolitique et de la position géostratégique de la RDC. Mais aussi qui prépare psychologiquement le peuple à un glissement du mandat du régime en place au-delà de 2023. Le collectif Amka Congo est choqué par une sorte de gangstérisme et un comportement malsain qui manifestement, viserait à ramener le pays vers une balkanisation, dans une précarité ou crise politique grave pourtant jusque-là évitable » ; lit-on dans une déclaration rendue public le mercredi dernier à Bukavu.

Ils disent être : « s’étonné de voir que la présidence croit avoir le peuple comme bouclier pouvant descendre dans la rue pour faire pression à ses adversaires politiques, certes faire croire à certains que d’un côté nous avons des diables qui ne roulent que pour leurs ventres et de l’autre côtés des sauveurs, des saints, des hommes incontournables, indispensables providentiels pour le développement du pays! Ce qui serait à notre avis totalement faux ».

Le Chef de l’État a promis la désignation d’un informateur qui aura pour mission d’identifier la nouvelle majorité absolue à l’Assemblée nationale, et dans le cas contraire, Félix Tshisekedi a brandi également l’option de la dissolution de l’Assemblée nationale.

Face à cela, Amka-Congo, demande au Chef de l’État la libération des prisonniers politiques, d’opinions et l’organisation dans un bref délai, tel que notre constitution le prévoit des élections générales anticipées (présidentielles, législatives nationales et provinciales) pour une nouvelle recomposition politique en RDC, si une fois l’Assemblée Nationale parvenait à être déchue comme le Chef de l’Etat l’a préconisé

Ils justifient leur position par le fait que le Chef de l’Etat actuel fait partie du problème qui secoue ce dernier temps notre pays, considérant que tous les dirigeants actuels viennent d’un même processus électoral de Décembre 2018, il est impensable que certains prétendent avoir toute la légitimité et les autres non.

Ils ajoutent que la tenue des élections anticipées permettrait de lever les malentendus, de lutter contre les divisions qui s’observent et qui mènent le pays dans une instabilité généralisée.

Thierry M. RUKATA

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