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Justice : Arrestation de Roger Lumbala, début des poursuites des auteurs des crimes cités dans le Rapport Mapping ou une diversion de certains lobbies internationaux ?

L’ancien chef de guerre et homme politique congolais Roger Lumbala a été arrêté à Paris. Traqué depuis plusieurs années par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, l’ancien chef rebelle est incarcéré à la prison de la Santé depuis le 29 décembre 2020.

Les faits reprochés à Roger Lumbala se sont déroulés entre 2000 et 2003 dans les provinces de l’Ituri et du Haut-Uélé, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

Selon le vice coordonnateur et porte-parole du parti la Base de la République, dont Roger Lumbala est autorité morale, joint par congowitness.org ce jeudi 05 janvier, le Rapport Mapping de l’ O.N.U concernant les violations des droits de l’ homme et du droit international humanitaire commises entre 1993 et juin 2003 sur le Territoire de la RDC est le fruit d’ un mandat entériné par le Secrétaire Général des N.U. en date du 08 mai 2007 qui s’est fixé trois objectifs, à savoir :

1. Dresser l’inventaire des violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises sur le Territoire de la RDC entre mars 1993 et juin 2003;

2. Évaluer les moyens dont dispose actuellement le système national de justice pour donner la suite aux violations des droits de l’ homme qui seraient ainsi découvertes ;

3. Élaborer, compte tenu des efforts que continuent de déployer les autorités de la RDC ainsi que du soutien de la communauté internationale,une série de formules envisageables pour aider le Gouvernement de la RDC à identifier les mécanismes appropriés de justice transitionnelle permettant de traiter les suites de ces violations sur les plans de la vérité, de la justice, des réparations et de la réforme 68.90;

La direction du projet fut confiée au HCDH (Haut Commissariat des N.U. pour les droits de l’ homme et une dizaine de partenaires intéressés assurèrent son financement.

Il poursuit en notant qu’il s’agit bel et bien d’ un projet qui ne constitue pas encore un instrument juridique, sur lequel un quelconque tribunal pourrait fonder ses instructions puisqu’il est dit dans ce même projet du Rapport Mapping que le rapport final mettrait en place un mécanisme de vérité, qui devrait être en mesure de pouvoir au moins faire de recommandations sur des mesures de réparation et d’ indemnisation des victimes, sur des réformes institutionnelles; notamment dans les secteurs de la justice et des forces de sécurité, pour éviter que de telles violations se produisent à l’ avenir et,le cas échéant, en recommander la sanction.

Il y est clairement dit que tout effort de la société civile et de la communauté internationale sera intitulé sans cet engagement du gouvernement congolais.

Voilà, in grosso modo, l’économie ou l’ esprit du Projet du dit Rapport. A cet effet, le parti cher à Roger Lumbala
se pose ces préoccupations suivantes :

1. Le Gouvernement Congolais, a t- il déjà pris cet engagement formel de voir déclenchées les poursuites sur base d’ un Projet ?

2. Y a t-il déjà un Rapport final dit « Rapport Mapping » pour que tout ce processus soit engagé ?

3. Y a t- il déjà un mécanisme de vérité pour faire des recommandations sur des mesures de réparation et d’ indemnisation des victimes, sur des réformes institutionnelles notamment dans les secteurs de la justice et des forces de sécurité pour éviter que de telles violations se produisent à l’avenir et,le cas échéant, en recommander la sanction ?

A eux de conclure que de ce Projet Mapping, il est fait mention d’ un tribunal compétent pour prendre une décision sur la qualification des crimes commis entre 1993 et juin 2003 que nous souhaiterions être élargi jusqu’à ce jour !

4. Le parquet national Anti-Terroristes de la République française, a t- il compétence universelle pour atteindre tous les présumés auteurs des crimes commis en RDC durant cette période, lui dont le pouvoir d’ exécution ne se limite que sur des personnes qui foulent le Territoire français alors que l’ essentiel des présumés auteurs des crimes n’ ont même pas vocation d’ arriver en France toute leur vie ?

5. Le Parquet National Anti-terroristes de France, peut-il interpeller de citoyens des armées étrangères qui ont pris part dans ces conflits en RDC pour que les populations victimes des massacres de Makobola, Kasika,Tingi Tingi et ailleurs espèrent un jour à une justice équitable ou aux indemnisations ?

« Notre humble constat est que cette démarche du Parquet Anti Terroriste de la République française est une diversion pure et simple de certains lobbies internationaux pour disculper les véritables auteurs des crimes commis en RDC dont certains sont parsemés dans la Région des Grands Lacs voire dans le monde et qui seraient des partenaires privilégiés de ces lobbies ou puissances. Certaines d’ entre eux ont de responsabilités intellectuelles et des intérêts dans tout ce qui s’ est passé sur notre Territoire » ; renchérit le numéro deux de la Base de la République.

A lui d’ajouter : « nous appelons notre Gouvernement à la vigilance pour ne pas tomber dans un piège tendu par certaines officines qui ne roulent pas pour les intérêts du peuple congolais,bien au contraire ! La réconciliation nationale, la paix et la justice en dépendent ».

Rappelons que le parti la Base de la république a dit soutenir la vision du chef de l’État congolais et a adhéré à l’Union sacrée pour la nation.

Isaac BIN-NGEVE

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