Droit de l'hommeSociété

Sud-Kivu : Sous la facilitation du BCNUDH, des agents des services de sécurité sont en formation sur les droits humains et droits des personnes arrêtées

Ouverture ce lundi 22 février 2021 d’un atelier de renforcement des capacités de plus de 30 responsables de services de sécurité sur les droits de l’homme, de l’enfant, les violences sexuelles, le droit des personnes arrêtées et la procédure judiciaire.

Cet atelier organisé par le Bureau Conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, BCNUDH ira jusqu’au 27 février prochain et se tient à l’hôtel Éden à Bukavu au Sud-Kivu.

La motivation du BCNUDH est issue de plusieurs cas de dénonciation qui sont parvenues à leur bureau et des nombreuses visites des cachots et amigos.

Avec des magistrats du parquet, le BCNUDH a fait état des cas d’arrestations arbitraires et illégales, ne répondant pas aux respects des droits de l’homme et de la personne arrêtée en matière de détention provisoire.

Dans le cadre de son mandat de protection et promotion de droits de l’homme, de renforcement des capacités institutionnelles et de lutte contre impunité, le BCNUDH en étroite collaboration avec la section de la Police de la Monusco, UNPOL ont adressé les demandes de renforcement de capacité des éléments de la Police Nationale Congolaise, PNC et des OPJ, afin que ces derniers exercent leur travail avec professionnalisme.

Le BCNUDH ajoute également que les femmes sont fréquemment victimes de la violation du principe de la responsabilité pénale individuelle. Il n’est pas rare de voir des mères ou des épouses arrêtées et détenues, en lieu et place de leur fils ou maris, auxquels des faits infractionnels sont reprochés.

L’assistance par un avocat n’est pas respectée; indique le BCNUDH dans les cachots et les gens sont arrêtés et gardés à vue, alors qu’elles n’ont commis aucune infraction au regard de la législation pénale.

Les participants de leurs part, c’est un sentiment de satisfaction, car nombreux d’entre eux connaissent des grands défis en termes de violations de droit de l’homme consécutive au non-respect du droit des personnes arrêtées, particulièrement pour des faits bénins ou fait non-infractionnel et qui sont très souvent placer en détention préventive.

« Des très nombreuses personnes sont arrêtées alors qu’elles n’ont commis aucune infraction au regard de la législation pénale congolaise. A travers ces assises, il y aura un changement positif dans leurs savoirs faire et les performances pourront d’observer dans leurs milieux de travail » ; précise les même sources.

Notons que ces assises se déroulent  grâce à l’appui financier du Haut-Commissariat pour les droits de l’homme. Les services concernés sont ceux de la Police Nationale Congolaise, de l’agence Nationale des Renseignements, des officiers de la police judiciaires et ceux de la Direction Générale des Migrations.

Albert CINYABUGUMA

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité