Droit de l'homme

Sud-Kivu :Quand les sinistrés de Nyamugo expriment leur mécontentement à l’égard du gouvernement provincial

Les sinistrés de l’incendie survenu, le 10 septembre 2019 sur les avenues Ambe et URU au quartier Nyamugo dans la commune de Kadutu le 10 septembre 2019 se sont à nouveau réunis ce vendredi 26 mars 2021 pour exprimer leur mécontentement à légard du gouverneur de province du Sud-Kivu.

Dans leur expression, les précités dénoncent, la manière dont le gouvernement provincial est en train de se moquer d’eux en leur amenant, n’importe quoi pour essayer de faire croire à lopinion que l’assistance leur due est arrivée. Tout en reconnaissant avoir reçu dune manière inégale quelques quantités de vivres dont la qualité est indigne et relativement impropre à la consommation, ils ont surtout déploré la nature des soit disant habits qui leur ont été distribués. Pour preuve, certains articles ont été incinérés en public au lieu du rassemblement.

« Il est anormal qu’on nous expose jusquà ce point, les habits quon nous a donnés ne sont pas de notre taille, la farine nen parlons pas, on ne peut même pas faire le foufou avec ça car elle dégage une mauvaise odeur, on ne voudrait pas voir nos enfants tomber malade à cause de cette nourriture voilà pourquoi on a bruler ça au vu et au su de tout le monde, pour montrer que le gouverneur de province na rien fait de spécial pour nous, à part tromper la vigilance du peuple » ont-ils déclaré.

De son côté, Le président des sinistrés de Nyamugo, Le beau Bahati trouve en ce geste du gouverneur de province, une forme de mépris et ne réclame rien dautre que le montant de 1,242.720 francs congolais qui avait été débloqué par le gouvernement central pour subvenir tant soit peu aux malheurs des sinistrés.

Celui-ci dit clairement non aux vivres et non vivres qui leur avaient été donnés par Theo Ngwabidge. Car, ajoute-t-il, ce ne sont pas ces biens qui vont leur permettre de construire de nouvelles maisons encore qu’ils ne répondent pas aux normes sanitaires.

Rappelons que les concernés disent ne pas être prêts à lâcher aussi longtemps que l’exécutif provincial n’aura pas répondu favorablement à leurs doléances, une situation qui laisse croire que la suite sera encore agitée.

Rodrigue ZAGABE

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