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Affaire espionnage : La journaliste Jeanne Shabani dément les allégations de la SMB

Dans une lettre datée du 17 mars dernier, adressée au Directeur général de la radio télévision Mishapi, la société minière de Bisunzu SMB accuse la journaliste Jeanne Shabani « d’incursion » et présence illicite répétée sur son périmètre d’exploitation, PE 4731 dans le territoire Masisi au Nord-Kivu.

Dans cette lettre dont une copie est parvenue à Congo Witness, il est écrit qu’après son passage avec Habinshuti Seninga, Président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu et président de la COOPERAMA, une coopérative minière rivale accompagnée, des hommes lourdement armés ont été visibles dans ce périmètre; ce qui n’a pas enchanté les animateurs de cette société et ont décrié ce comportement auprès des autorités compétentes.

En récidive, selon toujours l’esprit de la lettre celle-ci a ressurgi le lundi 15 mars avec Vincent Zilimwabagabo et Jotham Uwemeye tous cadres de la COOPERAMA au même endroit toujours avec des hommes lourdement armés, chose ayant encore constitué un objet de dénonciation.

Étant donné que la société Minière de Bisunzu SMB a travaillé en symbiose avec la coopérative d’exploitants artisanaux miniers de Masisi, COOPERAMA pendant sept ans et se seraient séparées dans des circonstances qui n’étaient pas roses, la SMB soupçonne la journaliste d’espionnage et lui reproche d’avoir terni son image dans ce qu’elle aurait diffusé, selon elle, au profit de la COOPERAMA, parlant des injures et diffamation à leur encontre.

En réponse, l’intéressé rejette en bloc toutes ces allégations, et souligné qu’elle y était pour son travail quotidien qui n’est autre que celui de journaliste et surtout que dans tout ce qu’ils ont effectué sur place avec des personnes susmentionnées, certains agents de la SMB étaient associés.

Elle dit : « nous sommes allés visiter certains sites de la COOPERAMA avec le Président de l’assemblée provinciale Seninga qui est allé faire le constat sur les cas de certains des creuseurs pour qui, on avait déjà refusé l’accès à ce lieu. S’était aussi question de venir au chevet des victimes d’un incendie survenu à Rubaya où celles-ci ont été assistées en tôles et autres accompagnements. Ce qui est surprenant, ce que la SMB me qualifie de tous ces maux pourtant avant notre retour à Goma, il y a eu rencontre de tous les creuseurs de deux camps, à qui les gens pour qui j’étais accréditée pour le reportage ont prêché l’amour du prochain et le bon voisinage, mais aussi la cohabitation pacifique » ; a-t-elle expliqué.

Jeanne Shabani estime que la société minière de Bisunzu veut profiter de son double passage à ce lieu pour déverser la colère de leur conflit sur elle, alors qu’elle ne faisait que son travail.

« Je n’ai fait que mon travail, et je ne voudrais pas être mêlée dans leurs affaires, je dénonce cette mise en garde car, je n’y suis pour rien, et d’ailleurs mon souhait ce que les deux sociétés trouvent un terrain d’entente pour consolider la paix dans le Masisi et surtout dans des carrés miniers devenus un théâtre de plusieurs exactions, afin de contribuer à la paix partout en province » ; ajoute Jeanne Shabani.

Cette journaliste reporter de la radio télévision Mishapi souligne que sa déontologie ne lui permet d’entrer dans des conflits auxquels elle n’est concernée ni de près, ni de loin, car elle reste journaliste et non creuseuse.

ALI ASSANKA Darius

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