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Sud-Kivu : A Kabare, les responsables des écoles foulent aux pieds la gratuité de l’enseignement de base

La gratuité de l’enseignement de base reste une utopie dans plusieurs écoles des sous divisions éducationnelles Kabare 1 et 2 du territoire portant le même nom. La prime refait surface sous toutes ses formes. Les enfants sont obligés de payer 1 à 2,5 dollars américains par mois pour les écoles primaires et de 6 à 8 dollars par mois pour les écoles secondaires. Et cela fait que les élèves sont chaque jour chassés de l’école pour insolvabilité.

A l’institut Cirheja par exemple, plus d’une semaine d’une semaine aujourd’hui que les cours sont suspendus dans cette école se trouvant dans le centre commercial de Kavumu, en territoire de Kabare. Dans cette école, les parents se sont opposés à la prime de 6 dollars par mois et par élève exigée par le responsable de cet établissement scolaire. C’est ainsi que les enseignants ont décidé à l’unisson de suspendre les cours.

En réaction, la Société civile de Kabare vient de saisir le parquet près le Tribunal de Grande instance de Kavumu pour dénoncer la violation des dispositions légales portant gratuité de l’enseignement de base, à l’instar de la constitution et de l’arrêté du gouverneur de province portant fixation des frais de scolarité des élèves dans les écoles secondaires et primaires publiques et privées pour l’année scolaire 2020-2021. Elle estime que ces chefs d’établissement doivent être sanctionnés conformément à la loi pour cette violation.

Son Président Emmanuel Bengehya fait savoir qu’aujourd’hui, par manque de la prime, plusieurs enfants sont obligés de se déplacer à Bukavu pour faire le petit commerce.

La Société civile de Kabare déclare qu’elle compte engager des actions citoyennes pour réclamer le remboursement de l’argent des parents déjà perçu par les chefs d’établissement. Elle demande également au procureur du parquet près le Tribunal de Grande Instance de Kavumu à prendre des mesures pour garantir la sécurité des acteurs de la société civile qui sont menacés pour avoir dénoncé ces cas de violation de dispositions légales portant sur la gratuité de l’enseignement de base.

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