POLICE
Société

GOMA: Kishakoshi,une autre forme de viol à bas prix

À Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo,le phénomène<<kishakoshi> grosse malette en kiswahili, fait la une dans différentes familles avec tout le risque possible liés aux maladies sexuellement transmissibles,les jeunes filles préfèrent sortir avec des vieux papas que de le faire avec des jeunes garçons qu’elles considerent comme étant moins riches et moins rentables et ceci fait tomber ces dernières dans l’ignorance alors qu’elles sont violées indirectement.

Ce système est du parfois à la pauvreté familiale,mais aussi à l’envie du luxe, confort dont les parents sont parfois incapables de donner aux enfants.
«Je préfère sortir avec un homme marié qu’un jeune garçon, parce-que les mariés encadrent mieux,ils ne nous font pas des acrobaties comme les jeunes, lorsqu’ils donnent il le fait une fois pour toute», a dit Suzanne,16 ans révolus
Les autres les font par mauvaise compagnie et l’irresponsabilité de certains parents,«C’est moi qui nourrit chez moi, j’ai mes bishakoshi qui m’ont toujours financé et avec leur argent j’arrive avec un sachet à la maison contenant de la viande, parfois des poissons ou le repas complet et personne n’a le droit de me le demander par le fait que nous en consommons tous», affirme Bibishe,une fille de 17ans qui sort avec trois à quatre papas et cela date de deux ans.
C’est aussi par ignorance que ces filles les font,mais ces papas en profitent pour abuser de ces enfants qui ne sont pas sensibilisés au préalable,«Les enfants sont très bonne à consommer étant donné leur sang chaud, parfois elles nous ajoutent du sang,et elles ne sont pas vraiment trop exigeante» nous informe Daniel Makuluka,la cinquantaine révolue
Le mal de ces bishakoshi c’est qu’une fois connaît déjà la fille,ils migrent vers les autres,ce qui favorise un viol en masse,les autorités de tutelle demandent aux jeunes filles de ne pas se faire violer par leurs pères,il faut qu’elles en dénoncent.

«La dénonciation c’est la plus grande arme de lutte contre ce phénomène qui détruit nos enfants nous appelons les filles à ne pas se laisser faire et distraire par les biens,les maladies sont là,les infections et autres voire la malédiction,il faut qu’elles viennent dénoncer ici chez nous,la police de la protection de l’enfance est faite pour résoudre Pareils problèmes, d’où nos portes sont très ouvertes », a laissé entendre Kavira Mbasu,une commissaire de police dans l’escadron de la protection de l’enfance.
Ce phénomène constitue une forme de viol à bas prix qui nécessite une attention particulière des autorités,voire les parents de la ville de Goma et du Nord Kivu en général.

ALI ASSANKA Darius

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité